La MA en détails


« L’animal ne se nourrit pas d’attentes idéalisées envers les humains,
il les accepte pour ce qu’ils sont et non pas pour ce qu’ils devraient être. » - Boris Levinson


Définitions

Le concept de « médiation animale » apparaît en France au début des années 2000 et la fondation Adrienne et Pierre Sommer en donne la définition suivante : « c'est la recherche des interactions positives issues de la mise en relation intentionnelle homme-animal dans les domaines éducatif, thérapeutique ou social ».

La présence d'une ou d'un intervenant formé est nécessaire pour orienter la pratique des séances. En effet, l'intervenant connaît d'une part la situation de la personne bénéficiaire, ses troubles, ses besoins, son comportement et d'autre part, il connaît aussi les capacités et limites de l'animal médiateur: c'est ce qu'on appelle la triade bénéficiaire-animal-intervenant.

Le terme de « médiation » vient du latin mediare qui signifie « s'interposer », souvent pour faciliter la communication entre deux personnes à l'aide d'un intermédiaire. Dans la médiation animale, l'intervenant oriente les activités de la séance en fonction des besoins et des objectifs du bénéficiaire et c'est l'animal qui a ce rôle de médiateur dans la relation d'humain à humain: il apporte motivation, apaisement ou encore écoute au bénéficiaire. Et il offre un contexte favorable: il ne juge pas.


On parlera bien ici de médiation animale, alors que le terme « zoothérapie » est aussi souvent utilisé, il est un peu trop restrictif puisqu'il ne concerne que le domaine thérapeutique, sans prendre en compte les domaines éducatif et social.

Etymologiquement, « zoo » signifie « animal » et « thérapie » signifie « soigner », « prendre soin ». Le terme « zoothérapie » signifie donc « soigner par l'animal », tout comme l'« art-thérapie », discipline qui prend soin par l'art ou la « musicothérapie » qui soigne par la musique.

Attention à ne pas faire le raccourci, l'animal n'est pas un thérapeute, non, tout comme l'art ou la musique ne sont pas non plus des thérapeutes. Dans ces différentes disciplines de soin, l'art, la musique ou l'animal sont des médiateurs entre le soigné et le soignant.


La médiation par l'animal ou médiation animale est donc une approche innovante, en partie complémentaire du domaine de la santé et notamment des soins relationnels.


La médiation par l'animal permet de
maintenir ou améliorer son bien-être au sens large
(physique, mental et/ou social).



L'OMS donne par ailleurs cette définition de la santé: « Etat de complet bien-être physique, mental et social qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

Mais c'est quoi un « bien-être physique, mental et social » ? Selon AZCO, on parlera des 6 voies du bien-être ci-dessous:

  • satisfaire ses besoins vitaux de manière autonome, physiologique : respirer, boire, manger, dormir, éliminer...

  • profiter pleinement de ses 5 sens : éveil des capacités sensorielles, découvrir ou redécouvrir les plaisirs auditif, tactile, gustatif, olfactif ou visuel, expérimenter en sécurité...

  • s'épanouir grâce à sa motricité (globale avec le corps et fine avec les mains) : écouter ses limites corporelles, auto évaluer sa douleur, travailler son équilibre, s'exprimer avec son corps, danser, tricoter, dessiner, connaître les parties de son corps...

  • vivre sa relation à l'autre de façon constructive et sereine : jouer, commencer ou reprendre une activité sociale (école, sport, bénévolat, activités en groupe, travail, etc), communiquer pour comprendre et se faire comprendre, renforcer l'entraide et la communication au sein d'une équipe, gérer ses sentiments et ses émotions...

  • se sentir utile, à sa place, investir son originalité : découvrir ses atouts, ses qualités, prendre soin de sa santé, donner du sens à une action, aider, agir, prendre confiance en soi...

  • pouvoir se ressourcer dans son monde intérieur : se détendre, s'apaiser, maintenir ou améliorer sa mémoire, sa concentration, imaginer, créer...


Un animal médiateur n'est pas un simple animal domestique que l'on emmène en séance.

L'animal médiateur c'est, d'une part, un animal de compagnie qui a tissé un lien étroit et positif avec l'intervenant.

Mais d'autre part, c'est un partenaire! Il est adapté au public bénéficiaire. Il est sélectionné et éduqué en fonction de son espèce, de son caractère mais aussi de ses limites. Un animal médiateur est choisi pour être emmené en séance dans le respect de son bien-être, c'est un animal épanouit en dehors et pendant les séances.

Je me suis formée à l'éthologie du chien, du chat, du lapin et du cochon-d'inde. Je sais reconnaître quand un de mes animaux montre des signes de malaise, d'agacement afin de pouvoir l'écouter et agir pour le sortir d'une situation inconfortable.

Parfois, il arrive qu'au moment de partir en séance, l'animal ne soit pas en forme. Dans ce cas, je réadapte la séance sans l'animal. De plus, certaines situations (ex: mouvements brusques, cris, matériel médical, odeur) sont travaillées hors séances afin d'habituer l'animal et que cela ne soit plus un stress pour lui.

C'est un réel partenariat animal-humain qui se construit au quotidien.


La médiation par l'animal s'exerce auprès de toute personne désireuse de maintenir ou améliorer son bien-être physique, mental et/ou social, par le contact de l'animal, de tout âge, en situation de handicap, de dépendance ou de fragilité (ponctuelle ou chronique).

Une programme de médiation par l'animal est d'autant plus bénéfique lorsque la personne est actrice de son parcours de vie. Mais il est également possible de faire participer une tierce personne (un proche ou un patient), sous certaines conditions. Je vous invite à en discuter par téléphone pour évaluer ensemble l'intérêt d'instaurer des séances de médiation par l'animal pour cette personne.


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Les relations homme-animal, un peu d'histoire...

L'Homme et l'animal cohabitent sur Terre depuis la Préhistoire. L'archéologie a permis d'identifier via les ossements, qu'au fil du temps, l'Homme a simplement cohabité avec puis domestiqué certains animaux pour en faire des aides de travail avec le développement de l'agriculture notamment. Il en a apprivoisé d'autres pour simple compagnie.

A l'époque de l'Antiquité (3 000 ans av J-C jusqu'à l'an 476), les écrits apparaissent. On y découvre que l'animal est impliqué dans de nombreux processus de guérison ou de protection, via des croyances populaires, religieuses ou des rituels.

Au IXème siècle est recensée la première expérience d'introduction d'animal auprès des malades à Gheel en Belgique. On confiait la garde et l'entretien d'oiseaux à des malades pendant leur convalescence, ce qui a permis d'observer que cette activité leur redonnait du moral et confiance en eux.
A la fin du XVIIIème siècle en Angleterre, William Tuke était horrifié des méthodes cruelles avec lesquelles étaient traités les patients souffrant de troubles psychiques dans des asiles d'aliénés. Il fonda l'institut York Retreat qui ouvrit ses portes en 1796, où l'on confiait aux patients des lapins et des volailles. Cela leur permettaient d'avoir une occupation et de se responsabiliser, d'être plus apaisés, d'améliorer leur concentration.

Pendant la guerre de Crimée (1854-1856), Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, proposa l'utilisation des animaux pour améliorer la qualité de vie des patients. Elle confiait une tortue aux patients en cours de guérison, ce qui leur apportait réconfort et permettait de diminuer leur anxiété.

En 1867, l'Institut Bethel en Allemagne fut fondé. On utilisait des oiseaux, des chats, des chiens ou des chevaux et autres animaux de ferme pour soigner certains patients épileptiques.

Les expériences de mise en relation des animaux et de personnes en difficulté se sont développées à partir du XXème siècle aux Etats-Unis et au Québec et la théorisation des pratiques a commencé dans les années 50 avec le Dr Boris Levinson, pédopsychiatre américain, grand pionner de la thérapie facilitée par l'animal.

Puis les études scientifiques se sont multipliées dans les années 70 et 80, avec les recherches du couple de psychiatres américains Elisabeth et Samuel Corson, les recherches et expériences du vétérinaire Ange Condoret de Bordeaux.

Au début du XXIème siècle, on assiste à un développement de plus en plus croissant de la médiation par l'animal, avec la médiatisation de cette pratique en parallèle des premières certifications pour permettre la reconnaissance officielle de la médiation par l'animal.

Des exemples observés sur le terrain

Une personne qui déambule la nuit peut retrouver la sérénité dû aux séances régulières avec l’animal médiateur ; les psychotropes pourront être diminués.

Une personne aphasique, atteinte d’une démence par exemple, peut se mettre à communiquer.

Une personne atteinte de dépression peut retrouver une estime d’elle-même en prenant soin de l’animal.

Un enfant atteint d’autisme peut développer ses capacités sensorielles.

Une personne qui ne marche plus peut retrouver le goût de se promener.

Une personne âgée qui a de la peine à s’intégrer au groupe en maison de retraite (de par des troubles cognitifs par exemple) aura plus de facilité à communiquer avec les autres résidents autour du sujet d’un animal médiateur.

Une personne en repli social peut participer à des activités collectives ou reprendre le travail.

Un enfant en échec scolaire peut évoluer à son rythme et retrouver le goût d’apprendre.

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Nous venons à votre rencontre, autour de Mouthe (25240) !


A domicile, en extérieur ou en structures
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AniModou - Capucine BEUCHET
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